Category: module 7


Gouvernement 2.0


Le concept gouvernement 2.0 fût inventé par Tim O’ reilly, celui-là même qui inventa le concept web 2.0. On peut définir ce concept en reprenant les termes exacts employés par Andrea di Maio comme étant « The use of IT to socialize and commoditize government services, processes and data ».

Toujours selon Di Maio le gouvernement 2.0 doit avoir 7 caractéristiques principales :

–          Il est porté par les citoyens

–          Il est centré sur l’employé

–          Il évolue constamment

–          Il est transformationnel

–          C’est un mélange de planification et d’éducation

–          A besoin d’un modèle axé sur les capacités de stratégie

–          Aspire à un nouveau style de gestion

La philosophie du gouvernement 2.0 repose sur les concepts qui font la spécificité du web 2.0, tels que la collaboration, le dialogue ou encore la transparence. Le gouvernement 2.0 se distingue par un mode organisationnel nouveau, qui prône l’efficacité dans la gestion des préoccupations citoyennes.

L’un des buts d’un tel gouvernement c’est le partage et la diffusion de l’information interne aux entités externes non gouvernementales. L’accès, ainsi donné aux citoyens leur donne le sentiment (réel) d’avoir le pouvoir consultatif et décisionnel dans toutes les affaires les concernant.

L’administration Obama fait figure de pionnière dans la mise en pratique d’un tel gouvernement. Cette administration peut également porter à son actif le fait qu’elle respecte et utilise les meilleures pratiques issues des cinq niveaux d’un gouvernement 2.0.

Avec le gouvernement 2.0 on voit là, toute la puissance du web 2.0 et des changements qu’il a engendré dans les mœurs démocratiques. Un gouvernement démocratique, quel qu’il soit, ne doit pas hésiter à recourir aux réseaux sociaux pour faire des annonces et susciter des débats citoyens. Il doit en avoir recours, et c’est cela le plus important à mon avis, pour consulter le peuple sur des sujets qui le concerne.

La nouvelle démocratie est née et elle a un nouvel allié : Le web 2.0.

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Une récente étude mondiale, menée par McAfee a démontré que 75 % des entreprises interrogées sont dépourvues de règles de gestion des outils web 2.0.

S’il est indéniable qu’intégrer web 2.0 à l’entreprise donne une longueur d’avance compétitive à cette dernière. L’entreprise qui arrive à adopter les plateformes sociales et en faire usage, ne peut qu’accroître les pratiques collaboratives entre ses employés et se voit décerner le statut tant convoité d’Entreprise 2.0.

Il n’est cependant pas évident à toute entreprise qui le désire de s’approprier le web 2.0. Il faut préparer le terrain d’une manière méthodique et l’un des points critiques à évaluer, avant de faire le grand saut, c’est la sécurité. Ce qui motive le plus les décideurs à utiliser les outils web 2.0 c’est de pouvoir générer des revenus supplémentaires. Or le web 2.0 n’apporte pas que des bienfaits à une entreprise, il peut ouvrir la brèche à plusieurs menaces pour la sécurité. Les malwares, les virus, les spywares et surtout la fuite d’informations sensibles, sont autant de raisons qui font douter les décideurs quand à l’adoption du web 2.0. La crainte de nuire à la notoriété ou l’image de marque de la compagnie est plus grande.

Pour prévenir tous ses risques, la compagnie doit se concerter avec les spécialistes du domaine et mettre en place des règles de sécurité. Comme le déclare George Kurtz, vice président exécutif de McAfee « La popularité croissante du web 2.0 impose de faire le choix entre l’autoriser complètement, le bloquer totalement, ou l’adopter partiellement pour bénéficier de ses avantages, mais en le gérant de manière contrôlée ».

Je vous invite à télécharger le rapport complet : « Web 2.0 : un exercice d’équilibre difficile ».


Avec ce billet, j’aimerais rajouter des informations à celles déjà données par mon collègue Louis-David Martineau dans son billet : L’éthique Hacker.

Un philosophe finlandais Pekka Himanen a publié un livre en 2001 dont le titre est : L’éthique Hacker. Dans ce livre M.Himanen  fait une réflexion sur les valeurs fondamentales qui constituent la philosophie des hackers et il dresse un constat sur l’état actuel de leur éthique en rapport aux mutations qu’ont connues la société et le monde du travail.

Le hacker est par définition animé par une valeur suprême : la passion. Il n’a aucun attrait envers les valeurs dominantes de l’éthique capitaliste, dont le profit et l’argent sont les points centraux. Il y’a d’autres valeurs qui s’ajoutent à  la passion comme la liberté et la créativité. C’est vrai qu’au départ du mouvement ces valeurs étaient réelles et prédominantes, mais qu’en est-il maintenant?

Je me rappelle d’un téléfilm (excellent d’ailleurs) sorti en 1999 dont le titre était : les pirates de la Silicon Valley. Ce film relatait les débuts et la rivalité entre les pionniers de la micro-informatique, Bill Gates et Steve Jobes. Je me demande maintenant si le mot « Pirates » convient bien à la rivalité qui existait à cette époque entre deux grands bâtisseurs de l’informatique. Les deux étaient certes animés d’une réelle passion pour ce qu’ils essayaient de créer, mais l’enjeu commercial a toujours été présent.

Risquons-nous, de nos jours, d’avoir un autre monsieur comme Linus Torvalds (un autre Finlandais et inventeur de Linux) ? L’esprit et éthique hacker est important, car c’est bel et bien avec cette passion de création et de liberté que de jeunes esprits brillants ont inventé Google et Facebook , mais les considérations matérielles (avec des montants assez exorbitants, il faut l’avouer) prennent le dessus assez rapidement.

Alors! L’éthique des hackers fait-elle partie de l’histoire? Où est-ce toujours d’actualité?