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De nos jours, s’il y a un élément qui peut faire la différence entre deux candidats au profil similaire, avec des compétences et expériences égales, c’est l’identité sur le web.

Internet garde les traces de tout ce que vous y faites et beaucoup de compagnies recrutent maintenant des spécialistes pour dénicher le maximum d’informations sur les candidats à un emploi. Il suffit à qui que ce soit d’utiliser un site comme www.123people.com pour scanner sur le web toutes les informations qui vous concernent.

Quelques compagnies se sont engagées à ne jamais « fouiner » dans le web pour enquêter sur la vie privée d’un candidat, parmi elles on trouve : www.cadremploi.fr . Cadremploi a décidé de ne s’en tenir qu’au CV pour évaluer le potentiel d’un candidat et ils ont créé un site web : www.jesuisvisiblesurleweb.fr pour aider les candidats à améliorer leur identité web sur le Net. Ce site est en ligne depuis septembre 2010 et il va très certainement connaître un beau succès, vu l’enjeu grandissant que représente l’identité web.

Le site est subdivisé en six sections :

1) Diagnostic : Pour mieux connaître et évaluer votre identité web

2) Réflexion : Si vous souhaitez en savoir plus sur comment réussir votre Personal Branding.

3) Action : Certainement la section la plus intéressante. Elle contient des conseils très utiles pour savoir où et comment poster son CV, comment protéger son nom et surtout comment choisir ses réseaux sociaux.

4) Les problèmes possibles : cette section contient, entre autres, un article sur les solutions qui peuvent s’offrir à la personne qui souhaite effacer ses traces sur le Net.

5) Témoignages : Une section qui contient les témoignages des internautes et des recruteurs.

6) Vos réactions : Libre à vous de vous exprimer sur cette section.

Je considère ce site comme une bonne initiative qui devrait trouver des émules dans les autres pays (le site est français), car la législation diffère d’un pays à l’autre.

Votre identité web n’est pas une fatalité, vous pouvez la gérer en adoptant les meilleures pratiques en la matière.


Du point de vue sociologique, je me suis intéressé à ce qui pouvait expliquer l’engouement et la facilité déconcertante qu’ont les jeunes internautes à pouvoir exposer des pans entiers de leur vie, sans aucune considération à toute notion de vie privée.

Dans le sillage de ma recherche, je suis tombé sur un article intéressant de Jean Marc Manach qui résume la pensée de Josh Freed, célèbre éditorialiste canadien. L’article : Vie privée : Le point de vue des « petits cons » est paru d’abord dans www.actunet.net avant d’être repris par www.lemonde.fr .

Il est en effet très intéressant de constater à quel point la fracture générationnelle est très importante. Cette fracture est entre d’un coté, des adultes empêtrés dans leurs problèmes d’inhibition, et de prudence à la limite de la paranoïa, à l’égard de tout ce qui touche au dévoilement de ses données dans les espaces publics, et d’un autre coté des jeunes ayant côtoyé Myspace, Facebook, Twitter et qui n’ont aucune gêne à relater et montrer le moindre détail, même insignifiant, de leur vie.

Comme le résume Josh Freed, on a d’un coté « la génération des parents » et de l’autre, « la génération des transparents ». Une génération qualifiée de transparente, car elle n’a rien à cacher. Cette « Génération a passé toute sa vie sur scène, depuis que leurs embryons ont été filmés par échographie alors qu’ils n’avaient que huit semaines ». Les jeunes accrocs des réseaux sociaux ont d’ailleurs beaucoup de mal à concevoir la vie sans êtres regardés, observés, scrutés, commentés.

Qui en est responsable ? Est-ce les parents qui veulent être au courant des moindres faits et gestes de leurs progénitures et qui les a habitués à rendre des comptes ? Est-ce le système scolaire qui fonctionne encore « à l’ancienne » et qui leur impose une discipline qu’ils jugent « passée de mode » et rigide au point de s’en départir ? Sont –ils conscients de ce qu’est le droit à la vie privée et des sacrifices consentis par les aînés pour obtenir ce droit ?

Je pense que tout ceci n’est qu’un phénomène qui amorce le début d’une profonde mutation de la société. Il y a encore beaucoup à écrire sur ce sujet et le débat est donc loin d’être terminé.


En lisant l’article :Intégrer « l’E-réputation dans la valorisation des entreprises » dans le Blogue d’Albéric Guigou, j’ai pris conscience de l’influence que peut représenter l’E-réputation pour l’image de marque d’une entreprise ou tout bonnement d’une marque de produit.

Elle est bien loin et révolue l’époque où les entreprises étaient les seuls à nous imposer leurs images corporatives. Il suffisait alors à une compagnie de présenter ses bilans et de mener une compagne de marketing pour se forger une image publique.

On apprend par ailleurs, dans l’article, que la valeur d’une compagnie ne dépend plus uniquement de ses chiffres comptables, mais dépend aussi de sa E-réputation. Il n’est pas dur d’imaginer à quel point des informations néfastes postées en lignes peuvent influer sur la décision des clients, des actionnaires avec un risque de chute de l’action en bourse.

Il y a certains secteurs qui sont touchés plus que d’autres et on pense notamment au secteur touristique. Qui n’a pas, un jour, consulté un site web de commentaires pour savoir si tel hôtel ou telle destination est conforme à ses attentes et à la réputation qu’elle se targue d’avoir.

Les entreprises ne sont pas obligées d’assister comme des spectateurs au déclin de leur notoriété à cause de commentaires d’internautes. Il existe plusieurs solutions pour remédier à une E-réputation entachée et effacer ses traces sur le web .

C’est évidemment plus facile pour un particulier que pour une entreprise de rehausser sa E-réputation, mais ce que toute compagnie peut faire c’est de surveiller continuellement ce qui se dit sur elle sur le web. Plusieurs outils permettent de se tenir informé. On peut même consulter des spécialistes qui peuvent mieux conseiller le service marketing. Ça peut permettre à l’entreprise de réagir promptement et adéquatement à tout commentaire sur Internet avant qu’il ne devienne une menace.

Quelque soit l’investissement qu’une entreprise est prête à y consacrer, préserver intact sa E-réputation n’a pas de prix!