Archive for octobre, 2010


Gouvernement 2.0


Le concept gouvernement 2.0 fût inventé par Tim O’ reilly, celui-là même qui inventa le concept web 2.0. On peut définir ce concept en reprenant les termes exacts employés par Andrea di Maio comme étant « The use of IT to socialize and commoditize government services, processes and data ».

Toujours selon Di Maio le gouvernement 2.0 doit avoir 7 caractéristiques principales :

–          Il est porté par les citoyens

–          Il est centré sur l’employé

–          Il évolue constamment

–          Il est transformationnel

–          C’est un mélange de planification et d’éducation

–          A besoin d’un modèle axé sur les capacités de stratégie

–          Aspire à un nouveau style de gestion

La philosophie du gouvernement 2.0 repose sur les concepts qui font la spécificité du web 2.0, tels que la collaboration, le dialogue ou encore la transparence. Le gouvernement 2.0 se distingue par un mode organisationnel nouveau, qui prône l’efficacité dans la gestion des préoccupations citoyennes.

L’un des buts d’un tel gouvernement c’est le partage et la diffusion de l’information interne aux entités externes non gouvernementales. L’accès, ainsi donné aux citoyens leur donne le sentiment (réel) d’avoir le pouvoir consultatif et décisionnel dans toutes les affaires les concernant.

L’administration Obama fait figure de pionnière dans la mise en pratique d’un tel gouvernement. Cette administration peut également porter à son actif le fait qu’elle respecte et utilise les meilleures pratiques issues des cinq niveaux d’un gouvernement 2.0.

Avec le gouvernement 2.0 on voit là, toute la puissance du web 2.0 et des changements qu’il a engendré dans les mœurs démocratiques. Un gouvernement démocratique, quel qu’il soit, ne doit pas hésiter à recourir aux réseaux sociaux pour faire des annonces et susciter des débats citoyens. Il doit en avoir recours, et c’est cela le plus important à mon avis, pour consulter le peuple sur des sujets qui le concerne.

La nouvelle démocratie est née et elle a un nouvel allié : Le web 2.0.

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Une récente étude mondiale, menée par McAfee a démontré que 75 % des entreprises interrogées sont dépourvues de règles de gestion des outils web 2.0.

S’il est indéniable qu’intégrer web 2.0 à l’entreprise donne une longueur d’avance compétitive à cette dernière. L’entreprise qui arrive à adopter les plateformes sociales et en faire usage, ne peut qu’accroître les pratiques collaboratives entre ses employés et se voit décerner le statut tant convoité d’Entreprise 2.0.

Il n’est cependant pas évident à toute entreprise qui le désire de s’approprier le web 2.0. Il faut préparer le terrain d’une manière méthodique et l’un des points critiques à évaluer, avant de faire le grand saut, c’est la sécurité. Ce qui motive le plus les décideurs à utiliser les outils web 2.0 c’est de pouvoir générer des revenus supplémentaires. Or le web 2.0 n’apporte pas que des bienfaits à une entreprise, il peut ouvrir la brèche à plusieurs menaces pour la sécurité. Les malwares, les virus, les spywares et surtout la fuite d’informations sensibles, sont autant de raisons qui font douter les décideurs quand à l’adoption du web 2.0. La crainte de nuire à la notoriété ou l’image de marque de la compagnie est plus grande.

Pour prévenir tous ses risques, la compagnie doit se concerter avec les spécialistes du domaine et mettre en place des règles de sécurité. Comme le déclare George Kurtz, vice président exécutif de McAfee « La popularité croissante du web 2.0 impose de faire le choix entre l’autoriser complètement, le bloquer totalement, ou l’adopter partiellement pour bénéficier de ses avantages, mais en le gérant de manière contrôlée ».

Je vous invite à télécharger le rapport complet : « Web 2.0 : un exercice d’équilibre difficile ».


Avec ce billet, j’aimerais rajouter des informations à celles déjà données par mon collègue Louis-David Martineau dans son billet : L’éthique Hacker.

Un philosophe finlandais Pekka Himanen a publié un livre en 2001 dont le titre est : L’éthique Hacker. Dans ce livre M.Himanen  fait une réflexion sur les valeurs fondamentales qui constituent la philosophie des hackers et il dresse un constat sur l’état actuel de leur éthique en rapport aux mutations qu’ont connues la société et le monde du travail.

Le hacker est par définition animé par une valeur suprême : la passion. Il n’a aucun attrait envers les valeurs dominantes de l’éthique capitaliste, dont le profit et l’argent sont les points centraux. Il y’a d’autres valeurs qui s’ajoutent à  la passion comme la liberté et la créativité. C’est vrai qu’au départ du mouvement ces valeurs étaient réelles et prédominantes, mais qu’en est-il maintenant?

Je me rappelle d’un téléfilm (excellent d’ailleurs) sorti en 1999 dont le titre était : les pirates de la Silicon Valley. Ce film relatait les débuts et la rivalité entre les pionniers de la micro-informatique, Bill Gates et Steve Jobes. Je me demande maintenant si le mot « Pirates » convient bien à la rivalité qui existait à cette époque entre deux grands bâtisseurs de l’informatique. Les deux étaient certes animés d’une réelle passion pour ce qu’ils essayaient de créer, mais l’enjeu commercial a toujours été présent.

Risquons-nous, de nos jours, d’avoir un autre monsieur comme Linus Torvalds (un autre Finlandais et inventeur de Linux) ? L’esprit et éthique hacker est important, car c’est bel et bien avec cette passion de création et de liberté que de jeunes esprits brillants ont inventé Google et Facebook , mais les considérations matérielles (avec des montants assez exorbitants, il faut l’avouer) prennent le dessus assez rapidement.

Alors! L’éthique des hackers fait-elle partie de l’histoire? Où est-ce toujours d’actualité?


De nos jours, s’il y a un élément qui peut faire la différence entre deux candidats au profil similaire, avec des compétences et expériences égales, c’est l’identité sur le web.

Internet garde les traces de tout ce que vous y faites et beaucoup de compagnies recrutent maintenant des spécialistes pour dénicher le maximum d’informations sur les candidats à un emploi. Il suffit à qui que ce soit d’utiliser un site comme www.123people.com pour scanner sur le web toutes les informations qui vous concernent.

Quelques compagnies se sont engagées à ne jamais « fouiner » dans le web pour enquêter sur la vie privée d’un candidat, parmi elles on trouve : www.cadremploi.fr . Cadremploi a décidé de ne s’en tenir qu’au CV pour évaluer le potentiel d’un candidat et ils ont créé un site web : www.jesuisvisiblesurleweb.fr pour aider les candidats à améliorer leur identité web sur le Net. Ce site est en ligne depuis septembre 2010 et il va très certainement connaître un beau succès, vu l’enjeu grandissant que représente l’identité web.

Le site est subdivisé en six sections :

1) Diagnostic : Pour mieux connaître et évaluer votre identité web

2) Réflexion : Si vous souhaitez en savoir plus sur comment réussir votre Personal Branding.

3) Action : Certainement la section la plus intéressante. Elle contient des conseils très utiles pour savoir où et comment poster son CV, comment protéger son nom et surtout comment choisir ses réseaux sociaux.

4) Les problèmes possibles : cette section contient, entre autres, un article sur les solutions qui peuvent s’offrir à la personne qui souhaite effacer ses traces sur le Net.

5) Témoignages : Une section qui contient les témoignages des internautes et des recruteurs.

6) Vos réactions : Libre à vous de vous exprimer sur cette section.

Je considère ce site comme une bonne initiative qui devrait trouver des émules dans les autres pays (le site est français), car la législation diffère d’un pays à l’autre.

Votre identité web n’est pas une fatalité, vous pouvez la gérer en adoptant les meilleures pratiques en la matière.


Du point de vue sociologique, je me suis intéressé à ce qui pouvait expliquer l’engouement et la facilité déconcertante qu’ont les jeunes internautes à pouvoir exposer des pans entiers de leur vie, sans aucune considération à toute notion de vie privée.

Dans le sillage de ma recherche, je suis tombé sur un article intéressant de Jean Marc Manach qui résume la pensée de Josh Freed, célèbre éditorialiste canadien. L’article : Vie privée : Le point de vue des « petits cons » est paru d’abord dans www.actunet.net avant d’être repris par www.lemonde.fr .

Il est en effet très intéressant de constater à quel point la fracture générationnelle est très importante. Cette fracture est entre d’un coté, des adultes empêtrés dans leurs problèmes d’inhibition, et de prudence à la limite de la paranoïa, à l’égard de tout ce qui touche au dévoilement de ses données dans les espaces publics, et d’un autre coté des jeunes ayant côtoyé Myspace, Facebook, Twitter et qui n’ont aucune gêne à relater et montrer le moindre détail, même insignifiant, de leur vie.

Comme le résume Josh Freed, on a d’un coté « la génération des parents » et de l’autre, « la génération des transparents ». Une génération qualifiée de transparente, car elle n’a rien à cacher. Cette « Génération a passé toute sa vie sur scène, depuis que leurs embryons ont été filmés par échographie alors qu’ils n’avaient que huit semaines ». Les jeunes accrocs des réseaux sociaux ont d’ailleurs beaucoup de mal à concevoir la vie sans êtres regardés, observés, scrutés, commentés.

Qui en est responsable ? Est-ce les parents qui veulent être au courant des moindres faits et gestes de leurs progénitures et qui les a habitués à rendre des comptes ? Est-ce le système scolaire qui fonctionne encore « à l’ancienne » et qui leur impose une discipline qu’ils jugent « passée de mode » et rigide au point de s’en départir ? Sont –ils conscients de ce qu’est le droit à la vie privée et des sacrifices consentis par les aînés pour obtenir ce droit ?

Je pense que tout ceci n’est qu’un phénomène qui amorce le début d’une profonde mutation de la société. Il y a encore beaucoup à écrire sur ce sujet et le débat est donc loin d’être terminé.


En lisant l’article :Intégrer « l’E-réputation dans la valorisation des entreprises » dans le Blogue d’Albéric Guigou, j’ai pris conscience de l’influence que peut représenter l’E-réputation pour l’image de marque d’une entreprise ou tout bonnement d’une marque de produit.

Elle est bien loin et révolue l’époque où les entreprises étaient les seuls à nous imposer leurs images corporatives. Il suffisait alors à une compagnie de présenter ses bilans et de mener une compagne de marketing pour se forger une image publique.

On apprend par ailleurs, dans l’article, que la valeur d’une compagnie ne dépend plus uniquement de ses chiffres comptables, mais dépend aussi de sa E-réputation. Il n’est pas dur d’imaginer à quel point des informations néfastes postées en lignes peuvent influer sur la décision des clients, des actionnaires avec un risque de chute de l’action en bourse.

Il y a certains secteurs qui sont touchés plus que d’autres et on pense notamment au secteur touristique. Qui n’a pas, un jour, consulté un site web de commentaires pour savoir si tel hôtel ou telle destination est conforme à ses attentes et à la réputation qu’elle se targue d’avoir.

Les entreprises ne sont pas obligées d’assister comme des spectateurs au déclin de leur notoriété à cause de commentaires d’internautes. Il existe plusieurs solutions pour remédier à une E-réputation entachée et effacer ses traces sur le web .

C’est évidemment plus facile pour un particulier que pour une entreprise de rehausser sa E-réputation, mais ce que toute compagnie peut faire c’est de surveiller continuellement ce qui se dit sur elle sur le web. Plusieurs outils permettent de se tenir informé. On peut même consulter des spécialistes qui peuvent mieux conseiller le service marketing. Ça peut permettre à l’entreprise de réagir promptement et adéquatement à tout commentaire sur Internet avant qu’il ne devienne une menace.

Quelque soit l’investissement qu’une entreprise est prête à y consacrer, préserver intact sa E-réputation n’a pas de prix!


Le réseau social a cette particularité de pouvoir fédérer des individus ou des groupes d’individus autour de thématiques communes. Évidemment quand on regroupe des individus, on peut créer assez facilement entre eux une dynamique collaborative d’échanges d’idées, d’informations et de bonnes pratiques.

C’est à partir de ce concept qu’il faut maintenant imaginer ce que donnerait l’intégration d’un réseau social collaboratif au sein des applications métiers d’une compagnie. C’est de là qu’est née le concept:Entreprise 2.0. Ce terme a été inventé par Andrew Mc Afee de la Harvard Business School et il en donne la définition suivante : « l’entreprise 2.0 correspond à une utilisation des plates-formes électroniques sociale pour supporter ou stimuler la communication au sein d’une entreprise et/ou entre l’entreprise et ses clients et/ou entre l’entreprise et ses partenaires ».

Il y a beaucoup d’avantages pour une compagnie à implanter un réseau social professionnel :

–     La facilité de communiquer et une collaboration efficace entre les employés quelques soit leur niveau hiérarchique.

–     La capitalisation des savoirs et des bonnes pratiques.

–     la mise à disposition d’une information à jour, en tout temps.

–     La personnalisation des relations entre les employés et les clients externes.

–     Recherche d’informations plus facile et classification intelligente.

Le but ultime d’un tel projet demeure l’acheminement des informations stratégiques aux utilisateurs finaux.

Les outils utilisés pour mettre en pratique un tel projet sont les mêmes outils qui font la spécificité du web 2.0.

–  Les forums : L’outil idéal pour entamer une discussion, un débat d’idées ou simplement poser une question pointue qui nécessite l’avis d’experts.

–  Les blogues : L’employé pourra y soumettre ses idées ou des ébauches de projets. Les avantages des blogues c’est l’utilisation simplifiée, la recherche d’anciens billets à l’aide d’un moteur de recherche interne et la possibilité d’incorporer à son texte du son, des images et des vidéos.

Les wikis : Chaque employé peut y apporter sa contribution et enrichir le contenu existant.

Une application de microblogging : Pour une communication courte et rapide entre les collaborateurs et les départements.

–  Un agrégateur de flux RSS : Très pratique pour être au courant des nouvelles de la compagnie.

Vous l’aurez remarqué, le mot « information » est le pivot autour duquel s’articulent tous les avantages espérés par la compagnie qui souhaite conduire un projet Entreprise 2.0.


Faire partie d’un réseau social peut, non seulement servir à maintenir ses contacts et socialiser, mais permet également de tisser un réseau professionnel.

Il existe un service en ligne qui offre à ses adhérents la possibilité de dialoguer de leurs aspirations professionnelles. Ce réseau social se nomme LinkedIn et il s’adresse essentiellement aux personnes à la recherche d’emploi et qui n’ont pas assez de contact ou de références. Il s’adresse aussi aux personnes voulant entrer en contact avec une communauté d’expert dans leur domaine d’activités.

LinkedIn est en constante progression et compte de nombreux partenaires dans le monde des affaires et de la gestion de carrière.  Pour mieux attirer les jeunes à son réseau, LinkedIn vient de lancer l’outil Career explorer. Cet outil, qui est offert pour l’instant exclusivement aux É.-U. offre aux étudiants la possibilité d’anticiper leur choix de carrière en fonction de leur parcours académique.

Career Explorer se base sur les parcours réalisés par des professionnels ayant des profils similaires aux étudiants.

Comme beaucoup de choses dans la vie, la carrière est une suite d’opportunités et ça se gère.

LinkedIn est un réseau social très approprié à tous ceux qui souhaitent entamer du bon pied une carrière professionnelle et réussie.


Microsoft est un partenaire de la première heure de Facebook, sauf que cette fois ci, leur partenariat va se solder par l’intégration du social search au moteur de recherche  Bing . L’idée consiste à intégrer aux résultats de recherche fournis par le  moteur de Microsoft, les préférences de vos amis par rapport à votre recherche. Le flux de données entre les deux plateformes ne se fait que dans un seul sens : De Facebook à Bing. La classification des résultats de vos recherches va être donc, fortement influencée par les « conseils » et les « appréciations » de votre cercle d’amis.

Facebook utilisait déjà la technologie de Bing comme moteur de recherche interne, sauf que fois le partenariat semble passer à la vitesse supérieure. L’impact de l’annonce faite par Google de lancer Google Buzz , un nouvel outil de socialisation en ligne a quelque peu inquiété Facebook, qui essaie, par cette alliance avec Microsoft, de porter la bataille sur le terrain des moteurs de recherche (Terrain de prédilection de Google).

Pour ma part, je ne crois pas qu’une telle alliance puisse faire douter Google dans ses choix stratégiques. Bien au contraire, cette alliance ne fait que confirmer la crainte de Facebook face au nouvel intérêt de Google : Les réseaux sociaux.


La journaliste Judith Townend se demande dans son billet si un blogueur est bien protégé aux yeux de la loi comme le serait un journaliste. Ne l’oublions pas, un journaliste est un professionnel qui est au fait de l’éthique journalistique. Il (journaliste) sait également que si jamais son écrit est diffamatoire ou calomnieux il peut risquer des poursuites judiciaires lui et son éditorial.

Certains blogueurs ignorent malheureusement les rudiments de base du travail journalistique et tombent souvent dans la facilité en publiant des billets sur des personnalités publiques, des institutions ou des compagnies. La moindre précaution pour un blogueur serait de vérifier méticuleusement ses sources, en s’assurant de faire des recoupements crédibles et fiables.

La principale préoccupation de Mme Townend tourne autour du manque de ressources juridiques dont un blogueur devrait disposer. Contrairement au blogueur, le journaliste sait qu’en cas de poursuites juridiques il peut compter sur le soutien de son journal, et surtout, sur celui d’une corporation puissante et bien organisée. Le blogueur lui, ne peut compter que sur ses propres ressources, il peut par conséquent perdre beaucoup d’argent et de temps, en cas d’ennuis avec la justice.

Mme Townend lance un appel pour savoir si ça ne serait pas mieux que la « profession » de blogueur s’organise et se dote d’une ressource juridique. Ce qui serait une bonne initiative c’est que les blogueurs puissent avoir accès aux conseils de journalistes et autres blogueurs plus chevronnés. Les blogueurs pourraient ainsi profiter de conseils judicieux et éviter d’avoir des ennuis juridiques.

Alors ! croyez vous que les blogueurs  peuvent se concerter afin d’initier un tel projet ? Est-ce que le code d’éthique des blogueurs devrait être calqué sur celui des journalistes ?